Naomi Osaka

Naomi Osaka fait honte à ceux qui ont ignoré ses appels à l’aide !

La championne de tennis a été abandonnée par les organisateurs du grand chelem qui ont tant profité de son talent remarquable, écrit le Dr Nicholas Marlowe, tandis que Kate Alley dit qu’elle ne nous doit rien de plus qu’une partie de tennis et Oli Senior s’interroge sur le but des conférences de presse.

En prenant position sur sa santé mentale en refusant d’assister aux conférences de presse d’après-match, Naomi Osaka nous représente tous (Naomi Osaka se retire de Roland-Garros au milieu d’une dispute au cours des conférences de presse, 31 mai). Nous avons tous des problèmes de santé mentale en raison de notre humanité. Personne n’est à l’abri. Certains d’entre nous ont la chance d’avoir une éducation stable ; rencontrer des enseignants et des mentors favorables; trouver l’amour d’un partenaire ou d’amis ; trouver un travail dans lequel nous nous épanouissons ; ne pas être trompé, intimidé, mis en doute ou déçu trop de fois ; et certains d’entre nous ne le sont pas.

Ceux d’entre nous qui n’ont pas cette chance doivent trouver le courage de demander de l’aide ; nous rendre vulnérables dans l’espoir d’être écoutés, pris en charge et valorisés pour ce que nous sommes. Lorsque les autres réagissent de cette manière, nous apprenons à nous faire confiance et à faire des choix qui fonctionnent pour nous plutôt que contre nous. Nous récupérons.

Si Osaka a été déçu par les organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem, alors nous aussi. Leur déclaration commune menaçait de “défaillance du tournoi … d’une enquête sur une infraction majeure … de futures suspensions du Grand Chelem”. Il a affirmé qu’elle aurait un «avantage injuste» si elle sautait les conférences de presse. Telle était la réponse à sa vulnérabilité exprimée en matière de santé mentale et à sa demande spécifique pour le type d’aide dont elle avait besoin. Cette demande a été refusée par l’institution même qui profite tant de son talent et de son dévouement remarquables.

Peut-être qu’Osaka veut juste laisser son tennis parler pendant un moment. Peut-être que la sagesse consiste à lui accorder la liberté de choisir quelle voix elle utilisera et quand. Ce qui est incontestable, c’est son courage.
Dr Nicolas Marlowe
Psychologue clinicienne, Sydney, Australie

Je ne peux pas être assez d’accord avec l’article de Jonathan Liew (Nous ne sommes pas les bons: Osaka montre des problèmes de conférences de presse, 31 mai). Les points qu’il soulève sont applicables bien au-delà de la sphère du sport. Alors que la presse peut faire des commentaires désagréables sur Naomi Osaka, parmi le public (pour autant que je sache), elle a un soutien quasi universel. Elle ne me doit rien de plus qu’une bonne partie de tennis, et je n’ai pas besoin qu’elle soit assise dans une salle d’hommes autorisés à lui poser des questions insensées. Et quiconque pense le contraire doit se regarder longuement dans le miroir.
Allée Kate
Londres

Qui est intéressé par ces conférences de presse ? Les vrais fans de tennis pensent que ce sont des dérives de questions et de réponses anodines et prévisibles, et les fans non-tennis ne se soucient pas d’être vaguement divertis pendant quelques secondes.

Ce sont les journalistes qui sont les gagnants et les perdants, investis dans l’obtention d’une réponse, désespérés pour la petite phrase dont personne ne se soucie vraiment à part eux. Peut-être que quelqu’un devrait les interroger sur la façon dont s’est déroulée leur série de questions, si leurs schémas d’interrogation fonctionnent ou si leur mère et leur père sont de leur côté.
Oli Sénior
Harlech, Gwynedd

 

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